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Quels sont les préjugés autour du handicap ?

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Découvrez quelques idées reçues à propos du handicap.

Les préjugés envers les personnes en situation de handicap

« Il va y avoir de nombreux arrêts maladie ! » 

Nombreuses sont les personnes qui sont d’accord pour dire que le taux d’absentéisme des travailleurs handicapés n’est pas plus élevé que les autres salariés, voire même, inférieur.  

« Nos couloirs ne sont pas adaptés pour faire passer son fauteuils » 

Une situation de handicap n’est pas synonyme de fauteuil roulant… Moins de 3% des personnes handicapées sont à mobilité réduite. 

« La plupart des handicaps sont acquis à la naissance »

Totalement faux… 85 % des déficiences acquises après l’âge de 15 ans et 80% des handicaps sont invisibles. Par handicap, il faut entendre, maladies invalidantes (asthme, cancer, diabète, etc.), handicaps sensoriels ou problématiques motrices (lombalgie, hernie discale, etc). 

 « Recruter une personne handicapée nécessite d’aménager son poste ! »

Moins de 15% des intégrations nécessitent un aménagement ou une adaptation de l’environnement de travail. C’est le médecin du travail qui détermine l’aptitude de la personne sur le poste et il préconise les aménagements spécifiques. 

« Avec son handicap, il va être moins performant ! »

Il faut savoir que 93% des employeurs ayant recruté un collaborateur handicapé sont satisfaits. Ils les jugent aussi compétents, motivés et plus stables dans l’emploi. D’après une étude Harris Interactive pour l’ADAPT, environ 65% des personnes interrogées estiment que l’intégration d’une personne handicapée n’a pas de répercussions négatives sur la charge de travail.

Les préjugés des personnes en situation de handicap

« Si mon employeur apprend la reconnaissance de mon handicap, il risque de me licencier »

Il est primordial de ne pas confondre RQTH et inaptitude. Ce qui peut s’avérer compliqué pour une entreprise, ce sont les restrictions médicales qui sont indiquées par le médecin du travail pour préserver ta santé au travail. 

« Une RQTH c’est intéressant seulement pour l’employeur, non pour le salarié handicapé »

Les entreprises ont l’obligation d’employer des travailleurs en situation de handicap. Aussi, elles doivent verser une contribution si le taux de 6% d’emploi de personnes handicapées n’est pas respecté. 

Une RQTH est un réel avantage pour anticiper et favoriser votre maintien dans l’emploi. Si vous le faite valoir auprès de votre employeur, il pourra mettre en oeuvre des mesures de compensation dans le but de conserver votre emploi ou encore de vous former. 

« Je ne souhaite pas que mon handicap se sache de peur d’être exclu par mes collègues »

Faire une demande de RQTH  est une démarche confidentielle. Vous n'êtes pas obligé de le préciser à votre employeur ou à vos collègues. 

Cependant, si votre handicap est susceptible d’avoir des conséquences sur votre travail collectif, cela peut être pertinent d’aborder votre handicap et faire part de vos restrictions. Cette transparence permet notamment d’éviter d’éventuelles incompréhensions. 

« Je ne souhaite pas être considérée comme une personne handicapée »

En effet, il est extrêmement réducteur de juger une personne ayant une RQTH. Une personne possédant une RQTH doit être considérée comme toute personne, avec ses qualités et ses défauts. Avoir une RQTH n’est qu’une caractéristique de la personne parmi tant d’autre. 

« Une fois que j’ai la RQTH, c’est à vie… »

Il faut savoir que votre reconnaissance de travailleur handicapé est temporaire. Sa durée varie de 1 à 5 ans. A la fin de ce délai, vous pouvez faire une demande de renouvellement ou tout simplement ne pas reconduire la reconnaissance de travailleur handicapé en fonction de l’évolution de votre santé et de votre vie professionnelle. 

« Avec une RQTH, je ne pourrai plus faire d’emprunt et ma cotisation sera majorée !

En effet, les assurances, pour contracter un prêt vous poseront des questions sur les pathologies. Certaines exigent des bilans médicaux, des radios, etc. 

Dans tous les cas, cela n’a rien à voir avec la RQTH et le statut de travailleur handicapé. 

Aussi, c’est bien la pathologie qui donne lieu à une majoration de la cotisation et non le statut de travailleur handicapé. 

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